Vivre l’attente

Accueil 189

Accueil n° 189, décembre 2018

Dans l’adoption, les délais se rallongent de façon inquiétante pour les enfants sans famille, comme pour tous ceux qui se proposent comme parents. Comment gérer cette période de plus en plus longue, comment utiliser ce temps « disponible », avec qui ? Comment accompagner les postulants et leurs proches pendant cette « si longue » attente ? L’attente est peut-être ce qui définit l’adoption avec le plus d’intensité. Pour l’enfant et le parent, elle est inévitable, parfois mal vécue, parce que subie. Elle peut être fragilisante ou destructrice, quand il n’y a pas de réelles perspectives, quand nous n’entrevoyons pas la durée. L’attente, au fond, n’a rien de passif et le temps peut aider à l’adoptabilité, à l’adaptabilité, partagées par l’enfant et le parent.

Grandir avec son histoire

Accueil n° 188, septembre 2018
Lorsqu’ils rencontrent leur fils ou leur fille, les parents par adoption se trouvent face à un enfant conçu par d’autres, qui a grandi – plus ou moins longtemps – avec d’autres, et qui a une histoire, son histoire : c’est là une spécificité centrale de l’adoption. Cette histoire, ils la connaîtront peut-être, par bribes, ou de façon précise et complète. Quelle qu’elle soit, l’enfant doit pouvoir grandir avec cette histoire, qui sera mélangée et tissée à celle de ses parents adoptifs. Elle peut être lourde et complexe, parfois faussée ou escamotée. Des enfants peuvent ne rien savoir ou avoir été adoptés trop jeunes pour en avoir des souvenirs conscients. D’autres, plus âgés au moment de l’adoption, la portent en eux. Comment vont-ils, chacun, grandir avec elle ? Quelles traces laissera-t-elle en eux ?

Parents et enfants à distance

Accueil n° 186, mars 2018

Accueil n° 186, mars 2018

Par nature, enfants et parents adoptifs ne sont pas d’emblée réunis. Il existe toujours un délai entre le jour où les futurs parents ou déjà parents (apparentés, par la loi) savent qu’ils sont parents et le jour où ils sont réunis avec leurs enfants pour la vie… dans la vraie vie. Délai qui peut être parfois terriblement long. L’entourage, les institutions ne comprennent pas toujours qu’on puisse ainsi se sentir parents sans avoir encore rencontré son enfant, ce qui peut être source de souffrance, de stress additionnels. La « distance » entre les enfants et leurs parents peut survenir par la suite à différentes étapes de la vie : hospitalisation, pensionnat, garde partagée en cas de divorce, fugue, parfois une nécessaire mise à distance des enfants par les parents, comme des parents par les enfants… C’est de ces distances, subies, souhaitées, ou souhaitables, dont ce numéro d’Accueil fait état.    Feuilleter…

Les besoins des enfants adoptés

Accueil n° 187, juin 2018 Accueil n° 187, juin 2018 Il est beaucoup question, ces derniers temps, des besoins de l’enfant. Cette notion recouvre de nombreuses dimensions : physiologiques, relationnelles, cognitives, psychomotrices, de sécurité, d’appartenance… Pour grandir, les besoins des enfants varient notamment selon leur âge, leur développement global, leur parcours ; leur prise en compte ne peut donc pas se faire pour tous de la même manière. La plupart des enfants arrivant dans une famille par adoption ont subi des carences diverses, plus ou moins importantes. Comment identifie-t-on, évalue-t-on les besoins spécifiques de chacun d’eux ? Comment y répondre de manière adaptée et quelles compétences parentales rechercher pour eux ?

Les 12-25 ans en mode attachement

Accueil n° 185, décembre 2017 Les mécanismes de l’attachement du jeune enfant sont maintenant bien connus et validés par l’apport des neurosciences. Nous avons choisi de nous intéresser à l’attachement de l’adolescent et du jeune adulte : des rattrapages peuvent-ils intervenir au moment du remaniement de l’adolescence ? Y a-t-il des particularités pour les adultes souffrant de problèmes d’attachement : travail, relations, cadre de vie ? Tout au long de ce dossier, les auteurs se sont attachés à donner des pistes pour accompagner les personnes dans leurs attachements spécifiques. Avec, comme à l’accoutumée, des témoignages de personnes concernées ou de leur entourage.

La saison des plumes

La Saison des plumes

La Saison des plumes, L’École des Loisirs, CASTERMAN Geneviève coll. Pastel, 2004

Sous forme de bande dessinée, cet album raconte avec humour et tendresse la vie quotidienne d’une famille (le père, la mère, la petite fille et le petit garçon adopté). On y retrouve les questions de ces petits enfants venus d’ailleurs.

L’enfant dans la boite aux lettres : Une mère adoptive témoigne

L'enfant dans la boite aux lettres

de Marie-Luce Debar,

C’est un horizon merveilleux qui semble s’ouvrir à Marie-Luce Debar, le jour où elle trouve dans sa boîte aux lettres l’aboutissement de sa demande d’adoption : un enfant colombien les attend, elle et son mari. Il s’appelle Arturo et va devenir leur fils. Et puis, passé cet immense espoir, les questions, les incompréhensions, les difficultés, bref, la vie comme elle sait se montrer. Commencé comme un journal intime, ce livre nous dévoile une certaine réalité de l’adoption. Marie-Luce Debar nous livre les affres dans lesquelles la plonge un petit garçon fermé et énigmatique. Elle nous entraîne aussi dans une réelle aventure, avec son lot de rebondissements, qui va la ramener en Colombie pour enfin, à force de persévérance, comprendre l’histoire d’Arturo et renouer avec lui les fils de son passé.

L’adoption, des ados en parlent

L'adoption, des ados en parlent

de Anne Lanchon,  illustrations Monike Czarnecki

  Ce guide pratique constitue une réussite tant par sa présentation claire que par son contenu très complet. L’auteur s’adresse directement aux ados, ce qui rend la lecture très vivante. Le jeune ne trouvera pas forcément une solution à chacune de ses interrogations mais de bonnes pistes de réflexion. Surtout, il se sentira compris et entendu dans ses quêtes diverses. Par ailleurs, les témoignages riches et variés lui permettront de s’identifier à certaines familles, de réaliser que son cas n’est pas isolé et qu’il est légitime de sa part de traverser des périodes de « turbulences ». Parents et ados ont beaucoup à apprendre de ce guide qui porte un oeil extérieur, professionnel et bienveillant sur l’adoption. Cet ouvrage les aidera à mieux comprendre leurs réactions respectives et donc à mieux communiquer entre eux.

Enfant qui a mal, enfant qui fait mal ? Nourrissons – Petits enfants

Enfant qui a mal, enfant qui fait mal

de Caroline Archer

Enfant qui a mal, enfant qui fait mal ? Nourrissons – Petits enfants : Conseils pour les parents adoptifs et les parents d’accueil

  Partant de la reconnaissance du traumatisme et de la blessure que subit tout enfant qui est séparé de sa mère de naissance et confié à une famille d’adoption ou d’accueil, l’auteur, elle-même mère adoptive, explique avec sensibilité les réactions de l’enfant, envisage les questions que peut se poser la famille qui le reçoit et propose de nombreuses pistes concrètes pour favoriser son attachement et son développement en stimulant tous ses sens.
De nombreux problèmes quotidiens potentiels sont envisagés : les troubles du sommeil, les pleurs, l’agressivité, l’alimentation…

Enfant qui a mal, enfant qui fait mal ? Grands enfants – adolescent

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de Caroline Archer (2015)

Enfant qui a mal, enfant qui fait mal ? Grands enfants. Adolescents : Conseils pour les parents adoptifs et les parents d’accueil

Caroline Archer cherche à fournir aux parents adoptifs et d’accueil une compréhension de l’étendue complexe des difficultés auxquelles leurs enfants doivent faire face suite à leurs expériences précoces traumatisantes. En explorant de manière très complète les effets des expériences négatives sur les systèmes innés de réponses biologiques de l’enfant, elle aide les parents à donner du sens aux comportements souvent compliqués de l’enfant blessé / qui blesse dans sa famille. Elle les guide dans l’analyse des difficultés rencontrées dans leur famille et dans la façon de faire face à des situations complexes et elle leur propose un grand nombre de pistes, laissant à chacun le soin de choisir celle qui s’adapte le mieux à la situation concrète de sa famille.